Logitech RS50 : le direct drive qui simplifie la vie
Logitech RS50 :
le direct drive qui simplifie la vie
Avec le RS50, Logitech descend enfin son savoir-faire direct drive dans une gamme plus accessible. 8 Nm, compatibilité PC, PlayStation ou Xbox selon la configuration, pédalier load cell abordable et finition très sérieuse : ce nouveau bundle pourrait bien devenir le volant le plus facile à conseiller de la marque.
Notre note rapide
Logitech a une place un peu particulière dans le sim racing. Tout le monde connaît la marque. Beaucoup ont commencé avec un G25, un G27, un G29 ou un G923. Mais entre ces volants à engrenages et le très sérieux Pro Racing Wheel, il manquait une marche. C’est exactement là que débarque le RS50.
L’idée est simple : proposer un vrai direct drive moderne, suffisamment puissant, bien fini, compatible console ou PC selon les versions, mais sans proposer une usine à gaz en matière de software. Et autant le dire tout de suite : sur ce point, Logitech a visé juste.


Le Logitech RS50 et son pédalier RS Pedals : deux produits sobres, propres, et très cohérents dans la nouvelle gamme Racing Series.
1. Présentation et prix du Logitech RS50
Le Logitech RS50 est une base direct drive annoncée à 8 Nm. Elle s’inscrit dans la gamme Racing Series, au-dessus des anciens volants de la gamme G mais en dessous du Pro Racing Wheel. C’est donc le nouveau milieu de gamme Logitech, celui qui doit parler aux joueurs qui veulent passer sur du matériel sérieux sans pour autant se ruiner.
La compatibilité demande un petit détour. Comme chez Fanatec, la compatibilité PlayStation est dans la base. La compatibilité Xbox dépend du hub du volant. En clair : avec la bonne combinaison, il est possible d’obtenir un ensemble compatible PC, PlayStation et Xbox.
| Caractéristique | Valeur |
|---|---|
| Type | Base direct drive |
| Couple | 8 Nm |
| Compatibilité | PC, PlayStation ou Xbox selon base et hub |
| Connexion | USB-C vers PC ou console |
| Ecosystème | Ouvert sur PC avec l’adaptateur RS QR |
| Ports sur base | 3 ports USB-A pour accessoires Logitech |
| Volant fourni | RS Wheel Hub + roue 28 cm |
| Pédalier | RS Pedals avec load cell 75 kg |
2. La base RS50 : compacte, sobre et bien pensée
La base RS50 est beaucoup plus compacte que le Pro Racing Wheel. On retrouve un bloc en aluminium extrudé avec des ailettes, pensées pour dissiper la chaleur sans ventilation active. Visuellement, c’est simple, propre, presque discret.

La base RS50 : un bloc compact en aluminium extrudé, avec refroidissement passif et design très sobre.
Et en usage, c’est l’une des très bonnes surprises. Même après de longues sessions, la base reste fraîche, stable, et surtout constante dans son retour de force. On ne sent pas la force s’écrouler au fil des tours.
Connectique et fixation
À l’arrière, Logitech fait simple : USB-C pour relier la base au PC ou à la console, alimentation, et trois ports USB-A pour connecter le pédalier, un shifter et un frein à main de l’écosystème Logitech. Vous pourrez même y brancher un pédalier ou autre accessoire de la gamme G grâce au Racing Adapter.
Sous la base, on retrouve un système de fixation par T-nuts. C’est pratique, standard, et beaucoup plus agréable que les entraxes exotiques qui obligent parfois à sortir la perceuse. Logitech fournit aussi le nécessaire pour le montage, ce qui évite la chasse au à la bonne vis dans le garage.
3. Le volant RS Round Wheel : propre, sérieux, mais pas parfait
Le volant livré dans le bundle mesure 28 cm. Il combine une roue en cuir légèrement molletonnée, une plaque en aluminium brossé et le hub Logitech RS. La finition est clairement l’un des points forts du produit. Les boutons sont nets, les molettes cliquent bien, la barre de LEDs fait son petit effet, et l’ensemble respire le produit fini.

Le RS Round Wheel : cuir légèrement molletonné, hub proprement assemblé et barre LED discrète.
On est très loin de la sensation plastique d’un volant d’entrée de gamme. Logitech sait fabriquer proprement, et ça se sent encore une fois immédiatement.
Les petits défauts à l’usage
Tout n’est pas parfait pour autant. Les coutures peuvent gêner les pouces si vous roulez sans gants. Ce n’est pas dramatique, mais sur une longue session, on finit par les remarquer. Autre point : les molettes peuvent parfois être actionnées par erreur, surtout en rallye ou dans les phases où l’on a tendance à avoir des transitions très rapides dans la direction.
Les palettes magnétiques, elles, font correctement le travail. Ce ne sont pas les meilleures du marché, mais elles sont suffisamment franches, pas trop bruyantes, et cohérentes avec le positionnement du produit.
4. Le pédalier RS Pedals : la très bonne surprise
Le pédalier RS est une vraie réussite pour le prix. À 150 € en version deux pédales, il propose un accélérateur à capteur magnétique et un frein à load cell de 75 kg. Une pédale d’embrayage peut être ajoutée en option.
La finition est excellente pour ce prix. La plaque métallique est propre, les pédales sont bien dessinées, et le design reste sobre mais trvaillé dans le détail. Logitech a aussi pensé aux joueurs qui utilisent le pédalier au sol, avec des rallonges permettant d’éviter le basculement et même de l’appuyer contre un mur sans tout abîmer.
En piste, le frein est convaincant. Si 75kg paraît léger sur le papier, dans les faits le capteur est largement suffisant laissant de la marge aux gros freineurs. La configuration d’origine manque un peu de dureté, mais la conception permet de remplacer les élastomères facilement. Et ça, c’est exactement ce qu’on veut sur un pédalier digne de ce nom.

À l’arrière du RS Pedals, l’accès aux élastomères et au load cell est simple : parfait pour faire évoluer le frein sans prise de tête.
5. Logiciel et réglages : pas besoin de guide, presque impossible de se tromper
Le RS50 passe par Logitech G Hub. Et là, Logitech assume totalement sa philosophie : ce n’est pas le logiciel le plus complet du marché, mais il est simple, lisible, et suffisant pour faire fonctionner le volant correctement.
On peut régler la force, le TrueForce, le filtre FFB, le damper, l’angle de rotation, les LEDs et enregistrer jusqu’à cinq profils. Les profils peuvent être renommés, ce qui paraît anodin, mais devient vite pratique quand on alterne entre Gran Turismo, Assetto Corsa Competizione, LMU ou un jeu de rallye.

Logitech G Hub va droit au but : peu de réglages, mais les essentiels sont là.
Les simracers les plus pointilleux pourront trouver ça frustrant. Pas de personnalisation ultra fine du retour de force, pas de réglages façon laboratoire. Mais c’est aussi ce qui rend le volant aussi accessible.
6. Sensations en piste : le gros point fort du RS50
En piste, le RS50 donne immédiatement confiance. Le retour de force est propre, lisse, sans cogging perceptible, et la base ne donne jamais l’impression de forcer. On sent que la conception est moderne, plus récente qu’un Fanatec CSL DD ou GT DD Pro.

Le RS50 est bluffan, pas besoin de 2 heures de réglages pour avoir quelque chose de sérieux.
Sur Gran Turismo, le volant fonctionne très bien. La force est suffisante, les vibreurs ressortent correctement, les changements d’appui sont lisibles, et l’ensemble reste agréable sans casser les bras. Sur PC, le RS50 devient plus brutal, plus vivant, et confirme qu’il a de la réserve.
Le TrueForce s’intègre ici comme un petit plus, pas comme une révolution. Sur les jeux compatibles, il peut ajouter des informations liées au moteur, au patinage, aux vibreurs ou à certains signaux du jeu. L’effet peut aider, mais il peut aussi sembler artificiel si on le pousse trop. À doser selon vos goûts.
C’est aussi sa limite. Ceux qui veulent un retour de force vraiment mappé sur mesure préféreront sûrement Moza ou Simagic. Mais pour quelqu’un qui veut rouler sans se perdre dans les menus, c’est royal.
7. RS50 face à la concurrence : parfait nul part, très bon partout

Le RS50 face aux autres direct drive du segment : Thrustmaster, Moza et Fanatec dans le viseur.
Dans le comparatif, le RS50 se retrouve face à plusieurs bases déjà connues : Thrustmaster T598, Fanatec CSL DD / GT DD Pro, Moza R9 et, plus largement, tous les direct drive entre 5 et 9 Nm. Et c’est là que Logitech marque des points.
Face au Thrustmaster T598
Le T598 garde un vrai intérêt grâce à son prix plus accessible. Mais face au RS50, il souffre sur plusieurs points : finition moins valorisante, pédalier d’origine beaucoup plus limité, connectique moins rassurante et montage plus pénible sur châssis.
Côté ressenti, le T598 est vif, mais il reste moins puissant. Le RS50 est plus costaud et surtout beaucoup plus constant. On sent que Logitech joue une catégorie au-dessus.
Face au Fanatec CSL DD / GT DD Pro
Fanatec conserve l’avantage de l’écosystème et des réglages. Pour ceux qui aiment affiner le FFB au détail près, le CSL DD reste une référence sur les Direct Drive d’entrée de gamme. Le QR2 a aussi corrigé une partie des vieux reproches de la marque.
En revanche, le RS50 semble plus moderne dans son comportement : pas de cogging perceptible, très bonne gestion de la chauffe, alimentation compacte, connectique simple, et surtout une expérience beaucoup plus directe. On ne passe pas sa soirée à chercher le bon profil.
Face au Moza R9
Le Moza R9 garde une petite avance en puissance et surtout en richesse logicielle. Pour un joueur PC qui aime régler finement son matériel, Moza reste très fort.
Mais le Logitech répond avec une polyvalence console bien plus intéressante, une finition très sérieuse et une simplicité d’utilisation qui fait vraiment la différence. Le RS50 ne cherche pas à être le plus technique, il cherche à pouvoir être exploité par le plus grand nombre.
Les points forts
- Retour de force propre et sans cogging
- 8 Nm bien exploités
- Très bonne finition générale
- Base fraîche et constante sur longues sessions
- Compatibilité PC, PlayStation et Xbox selon configuration
- Fixation par T-nuts très pratique
- Pédalier load cell convaincant à 150 €
- Très plug-and-play
- Alimentation compacte et connectique moderne
Les points faibles
- Logiciel limité pour les utilisateurs avancés
- TrueForce parfois artificiel si trop poussé
- Coutures gênantes sur le volant sans gants
- Molettes faciles à toucher par erreur
- Pédales un peu glissantes en chaussettes
- Écosystème encore moins vaste que Fanatec ou Moza
Notre verdict
Le Logitech RS50 est une vraie réussite. Il n’essaie pas d’être le volant le plus puissant, ni le plus réglable, ni le plus spectaculaire. Il essaie surtout d’être simple, propre, fiable et agréable. Et sur ce terrain, il fait très fort.
La base est convaincante, le volant est bien fini, le pédalier surprend dans le bon sens, et l’ensemble fonctionne très bien sans passer des heures dans les réglages. C’est exactement le produit qui manquait entre les anciens Logitech G et le Pro Racing Wheel.
Notre conseil : si vous cherchez un premier direct drive sérieux, compatible console ou PC selon votre configuration, et que vous voulez surtout rouler sans vous perdre dans les menus, le RS50 mérite clairement votre attention.
Les simracers qui veulent régler leur FFB au scalpel préféreront peut-être Moza ou Fanatec. Mais nous sommes certains que ce RS50 fonctionne mieux que la majorité de ces derniers sur le marché par manque de réglages.
FAQ — Questions fréquentes sur le Logitech RS50
Le Logitech RS50 est-il un direct drive ?
Oui. Le Logitech RS50 est une base direct drive annoncée à 8 Nm. On est très loin du fonctionnement à engrenages des G29, G920 ou G923.
Le Logitech RS50 est-il compatible PS5 et Xbox ?
Oui, selon la configuration choisie. La compatibilité PlayStation dépend de la base, tandis que la compatibilité Xbox dépend du hub du volant. Il faut donc bien vérifier le bundle avant l’achat.
Le pédalier RS Pedals vaut-il le coup ?
Oui. À 150 € en version deux pédales, il propose un frein load cell de 75 kg, une bonne finition et une conception qui permet de remplacer les élastomères facilement. C’est l’une des références du segment.
Le Logitech RS50 est-il meilleur qu’un Fanatec CSL DD ?
Il est plus simple à utiliser et plus plug-and-play. Le Fanatec garde l’avantage pour les réglages avancés et l’écosystème, mais le RS50 est plus immédiat, plus moderne dans son comportement et très cohérent sur console comme sur PC.
Le TrueForce apporte-t-il quelque chose ?
Sur les jeux qui l’intègrent pleinement, oui, c’est même presque indispensable parce que certaines informations transitent par ce système. Sur les jeux qui ne l’exploitent pas, il fonctionne de manière générique avec l’audio du jeu, et dans ce cas, on aime ou on n’aime pas.
Le logiciel Logitech G Hub est-il complet ?
Il est simple et facile d’utilisation. On retrouve les réglages essentiels, mais pas la profondeur d’un logiciel Moza ou Simagic. En contrepartie, le RS50 fonctionne très bien sans passer des heures à le configurer.
Faut-il acheter le Logitech RS50 en 2026 ?
Oui, surtout si vous cherchez un direct drive simple, bien fini, compatible console ou PC selon votre configuration, et suffisamment puissant pour une vraie progression en sim racing.







