Oplite NitroKart 2 : test complet du cockpit compact et familial
Oplite NitroKart 2 :
le cockpit compact qui encaisse un Direct Drive
À 229,90 €, le NitroKart 2 veut rester assez compact et simple à régler pour servir aussi bien aux enfants qu’aux adultes, tout en gagnant suffisamment en rigidité pour accueillir un vrai Direct Drive. Après montage complet et un test poussé jusqu’au Logitech RS50 à 8 Nm, la seconde génération change nettement de dimension.
Notre note rapide
Le premier NitroKart occupait déjà une place assez particulière dans le catalogue Oplite. Plus petit qu’un cockpit classique, plus rigide qu’un modèle pliant et capable de se régler pour un enfant comme pour un adulte, il répondait à une vraie problématique : installer un setup de sim racing sans condamner définitivement une pièce entière.
Le concept était bon, mais la première génération avait aussi ses limites. Les serrages pouvaient bouger, le support pédalier manquait parfois de maintien lorsque les tubes étaient fortement sortis et la platine volant n’était pas totalement imperturbable. Avec le NitroKart 2, Oplite conserve l’idée de départ mais retravaille précisément ces points.
1. Un cockpit familial à 229,90 €
Le NitroKart 2 est vendu 229,90 € dans sa configuration de base. À ce tarif, il fournit déjà l’essentiel : structure tubulaire, siège baquet de karting, support volant et plaque pédalier. Vous pouvez retrouver toute la gamme NitroKart directement chez Oplite.
Son principal argument reste l’encombrement. La position de conduite est très basse, la structure ne s’étale pas autant qu’un cockpit traditionnel et l’ensemble reste suffisamment léger pour être déplacé par une seule personne. Pour un appartement, une chambre ou un salon partagé avec d’autres activités, c’est une donnée importante.
L’autre particularité vient de son siège. Il s’agit d’un véritable baquet de karting de location à taille universelle, avec la possibilité d’ajouter un réducteur pour les enfants. Oplite annonce une utilisation jusqu’à environ 1,90 m et une taille 44. Dans notre cas, avec 1,83 m et une taille 46, l’installation ne nous a posé aucun problème.
2. NitroKart 1 vs NitroKart 2 : une vraie évolution
Visuellement, la philosophie reste familière. Techniquement, beaucoup de choses ont changé. Oplite a revu le siège, les systèmes de réglage, les fixations et une partie des accessoires afin de corriger les faiblesses de la première génération.
Un nouveau baquet injecté
Le baquet en fibre de la V1 laisse place à un modèle en plastique injecté. Sur le papier, cela peut sembler moins valorisant. Dans la pratique, le choix est cohérent avec la cible du NitroKart : le matériau résiste mieux aux chocs et se montre nettement moins sujet aux fissures qu’un siège en fibre.
Surtout, sa fixation évolue. Là où l’ancien siège était principalement maintenu par le dessous, cette nouvelle version utilise également des éléments latéraux qui participent à la rigidité de l’ensemble. Le siège est plus large et beaucoup plus accueillant pour un adulte.

Les nouvelles fixations du siège, une évolution majeure par rapport au NitroKart V1.
Des tubes plus sérieux
Les tubes principaux affichent 40 mm de diamètre pour 2 mm d’épaisseur. Les parties chromées coulissantes mesurent quant à elles 35 mm de diamètre pour 2,5 mm d’épaisseur. Ce sont des dimensions plutôt généreuses pour un cockpit de cette taille.
Les tubes coulissants sont également prépercés, contrairement à la première génération, et disposent de stries destinées à faciliter le repérage tout en limitant la rotation une fois le système serré.
3. Montage : simple, avec quelques détails bien pensés
Le montage du NitroKart 2 se déroule en 11 étapes. La visserie est repérée, la majorité des outils nécessaires est fournie et l’ensemble ne demande pas de compétence particulière. Un petit tournevis cruciforme reste toutefois utile.
Le nombre de pièces reste raisonnable et Oplite fournit même plus de visserie que nécessaire pour assembler le châssis. L’excédent peut notamment servir à fixer certains volants et pédaliers, ce qui évite une chasse aux vis M6 ou M8 au mauvais moment.
La plaque pédalier offre plusieurs positions d’inclinaison et de nombreux perçages. La platine volant dispose elle aussi de plusieurs points de montage. Sur les matériels testés, nous n’avons rencontré aucun problème particulier de compatibilité.
Caractéristiques techniques relevées pendant le montage
| Caractéristique | Oplite NitroKart 2 |
|---|---|
| Prix de départ | 229,90 € |
| Type | Cockpit sim racing compact et familial |
| Tubes principaux | Ø 40 mm, épaisseur 2 mm |
| Tubes coulissants | Ø 35 mm, épaisseur 2,5 mm |
| Siège | Baquet de karting de location en plastique injecté |
| Réglage siège | Profondeur + plusieurs positions |
| Réglage pédalier | Profondeur + inclinaison |
| Réglage volant | Hauteur, éloignement via mât, inclinaison de la platine |
| Direct Drive testé | Logitech RS50, 8 Nm |
| Coloris vus dans le test | Blanc, avec version noire également mentionnée |
4. Des réglages particulièrement réussis
C’est probablement l’un des points les plus convaincants du NitroKart 2. Un cockpit familial ne fonctionne que s’il peut passer rapidement d’un petit gabarit à un adulte sans transformer chaque changement de pilote en séance de mécanique.
La profondeur du siège et celle du pédalier se règlent directement grâce aux tubes coulissants et aux molettes de serrage. Le mât du volant peut être incliné, sa hauteur est réglable et l’angle de la platine volant peut ensuite être corrigé indépendamment.
Cette combinaison permet par exemple d’approcher fortement le volant tout en conservant une roue droite, ou au contraire de l’éloigner sans se retrouver avec un angle de volant absurde. C’est beaucoup plus souple qu’un cockpit basique où le support volant impose une position presque unique.
5. Rigidité : d’abord le T300, puis le RS50 à 8 Nm
Nous avons commencé avec un Thrustmaster T300RS. Ce n’est évidemment pas le volant le plus violent du marché, mais il permet déjà d’observer le comportement du mât et de la platine sous les changements de direction et les vibrations.
En conduite normale, le constat est immédiatement rassurant. On peut provoquer un peu de mouvement en tirant volontairement sur le mât de haut en bas, ce qui est logique sur une structure utilisant un montant central unique, mais ce flex ne devient pas gênant une fois les mains sur le volant.
Même le support de levier de vitesse ne pose pas de problème avec un Thrustmaster TH8S. En forçant volontairement dessus, la platine reste suffisamment stable pour ne pas perturber les changements de rapport.
Le vrai crash test : Logitech RS50 Direct Drive
Le lendemain, nous avons volontairement changé toute la philosophie du setup : Logitech RS50 Direct Drive de 8 Nm, pédalier demandant davantage de pression et Logitech RS Shifter au guidage plus mécanique.
C’est là que le NitroKart 2 nous a réellement surpris. À 8 Nm, réglé normalement, le châssis reste parfaitement exploitable. Les transitions rapides du Direct Drive ne déclenchent pas de mouvement parasite suffisamment important pour gêner le pilotage.

Utilisation extrême en 8 Nm avec le Logitech RS50 pour aller chercher les limites du châssis.
Le TrueForce du Logitech permet même de ressentir les vibrations jusque dans les pieds et légèrement dans le siège. Ce n’est pas une preuve absolue de rigidité, mais cela montre que la structure transmet bien l’énergie d’une partie du cockpit à l’autre au lieu de tout dissiper dans des assemblages mous.
6. Peut-on monter 10 ou 12 Nm sur le NitroKart 2 ?
Notre essai valide clairement un Direct Drive de 8 Nm. Aller plus loin demande davantage de nuances.
Au vu du comportement observé avec le RS50 poussé très fort, un volant de 10 à 12 Nm semble envisageable sur la structure d’origine, à condition de rester cohérent sur le poids de la roue et sur les réglages utilisés. Ce n’est cependant pas un test que nous avons effectué directement : notre essai réel s’arrête à 8 Nm.
La limite structurelle commence surtout à apparaître lorsque les tubes coulissants sont fortement sortis. Plus le pilote est grand, moins il reste de longueur de tube engagée dans les supports. Un léger flex peut alors se manifester, notamment du côté du pédalier.
Une modification simple pour rigidifier encore
Pour une installation fixe destinée à un seul pilote, il est possible de remplacer les serrages rapides par des boulons M8 traversants. On perce le tube, on place la vis et un écrou de l’autre côté. Le gain de maintien est immédiat.
Le même raisonnement s’applique aux pédaliers très haut de gamme. Un Simagic P1000, P2000 ou un Heusinkveld peut demander une pression de freinage importante. Dans ce cas, le boulonnage des parties coulissantes devient plus pertinent. Mais ce type de pédalier est généralement destiné à une installation bien plus lourde, souvent en profilé aluminium : ce n’est pas vraiment la cible naturelle du NitroKart 2.
7. Le baquet de kart est-il confortable ?
Un siège de karting n’offre pas les mêmes sensations qu’un baquet sim racing traditionnel. Il remonte moins haut au niveau des épaules et le plastique injecté reste plus souple qu’une coque en fibre ou en résine.
Nous avions donc un doute avant l’essai avec un pédalier plus exigeant : le dossier allait-il reculer ou se déformer au freinage ? Dans les faits, non. L’effort se transmet principalement par le bas du dos et la fixation du siège suffit à maintenir correctement la position.
Après environ deux heures de roulage, aucune douleur particulière à signaler. Le confort n’atteint évidemment pas celui d’un bon baquet haut de gamme, mais il est supérieur à certains sièges bas coût rigides qui finissent par placer une barre ou une zone dure directement dans le dos.
Et pour les grands ?
Avec 1,83 m, nous arrivons déjà dans une configuration où le siège et le pédalier sont assez reculés. Cela reste confortable et parfaitement utilisable, mais deux petits compromis apparaissent : les tubes sont davantage sortis, donc légèrement plus sensibles au flex, et le levier de vitesse devient un peu plus éloigné.
La contrainte la plus simple à oublier est finalement la hauteur d’assise : on est très bas. Cela participe au faible encombrement et à la sensation karting, mais se relever demande davantage d’effort qu’avec un cockpit GT installé plus haut.
8. Support shifter, écran et réducteur : les accessoires utiles
Oplite a également revu l’environnement autour du NitroKart. Le support de boîte de vitesses peut être placé à droite ou à gauche et offre deux philosophies de montage. Lors de notre essai, il a notamment accueilli le Logitech RS H Shifter, un modèle dont le guidage mécanique demande déjà une bonne rigidité.

Le support shifter accueille ici le Logitech RS H Shifter, qui demande un peu de rigidité, sans problème.
Le support écran déporté
Le support écran ne se fixe pas directement au cockpit. C’est précisément son intérêt : le NitroKart peut avancer ou reculer entre ses deux pieds sans que la position du moniteur soit imposée par la structure.
La largeur est pensée pour correspondre au châssis et le diamètre des tubes reprend celui du NitroKart, ce qui donne une intégration visuellement cohérente. Le support est prévu pour accueillir des moniteurs ou téléviseurs jusqu’à 55 pouces.

Le faible écart entre le châssis et le support écran montre à quel point l’ensemble s’intègre proprement.
En pratique, on peut placer l’écran très près du volant, juste au-dessus de la base, ce qui est bien plus intéressant qu’un écran posé plusieurs dizaines de centimètres derrière le cockpit.
Compatibilité avec le NitroKart première génération
Le support de shifter est annoncé compatible avec le NitroKart V1, mais cette compatibilité demande de réaliser soi-même les perçages dans le tube rond. C’est faisable, mais il faut être correctement outillé et commencer par un petit foret avant de passer au diamètre final.
Les points forts
- Rapport rigidité/prix remarquable
- Direct Drive 8 Nm validé pendant notre test
- Réglages rapides pour plusieurs gabarits
- Compatible adultes et enfants
- Encombrement réduit
- Montage simple et visserie bien repérée
- Compatibilité large avec volants et pédaliers courants
- Nouveau baquet plus large et plus robuste
- Accessoires cohérents avec le concept
Les points faibles
- Léger flex possible lorsque les tubes sont très sortis
- Serrages rapides à verrouiller franchement
- Moins confortable qu’un bon baquet fibre ou résine
- Shifter un peu éloigné pour les grands gabarits
- Position très basse, moins pratique pour se relever
- Gros pédaliers load cell : boulonnage préférable
Notre verdict
Le NitroKart 2 est beaucoup plus convaincant que ce que son tarif de 229,90 € pourrait laisser penser. La première génération avait un excellent concept mais encore quelques faiblesses dans les serrages et la rigidité. Sur cette V2, l’écart est énorme.
Le point le plus important de notre essai reste le comportement avec le Logitech RS50. Un Direct Drive de 8 Nm, beaucoup plus vif qu’un T300, ne transforme pas le support volant en boomerang. Même volontairement poussé à 100 % de gain pour chercher la limite, le cockpit reste exploitable.
Il ne faut pas pour autant lui demander de devenir un profilé aluminium miniature. Les tubes coulissants finissent par montrer un peu de flex lorsqu’ils sont très sortis, et un gros pédalier à frein très dur mérite idéalement une fixation traversante. Mais ces limites apparaissent justement avec du matériel qui dépasse déjà largement le positionnement naturel du produit.
Pour un premier cockpit, pour une installation familiale ou simplement pour quelqu’un qui manque de place mais refuse la souplesse d’un cockpit pliant, le NitroKart 2 est une proposition particulièrement solide. Pour obtenir réellement mieux en rigidité sans bricolage, il faudra monter sensiblement en gamme et accepter un ensemble beaucoup plus encombrant.
Le plus révélateur : on s’attendait à chercher ses limites avec 8 Nm. On a surtout découvert que le NitroKart 2 en avait encore sous le pied.
FAQ — Questions fréquentes sur l’Oplite NitroKart 2
Le NitroKart 2 supporte-t-il un Direct Drive ?
Oui. Nous l’avons testé avec un Logitech RS50 Direct Drive de 8 Nm, d’abord avec des réglages normaux puis volontairement avec un gain poussé à 100 % pour solliciter davantage la structure. Le cockpit est resté parfaitement exploitable.
Peut-on monter un volant de 10 ou 12 Nm sur le NitroKart 2 ?
Notre test réel s’arrête à 8 Nm. Le comportement observé laisse penser qu’un Direct Drive de 10 à 12 Nm peut être envisageable, surtout avec une roue raisonnablement légère, mais nous ne l’avons pas validé directement. Pour une configuration fixe et plus puissante, le remplacement des serrages rapides par des boulons traversants permet de gagner encore en rigidité.
Le NitroKart 2 convient-il aux adultes ?
Oui. Il est pensé pour être utilisé aussi bien par des adultes que par des enfants. Lors de notre essai, un utilisateur de 1,83 m portant du 46 s’est installé sans difficulté malgré une taille 44 indiquée comme référence pour le baquet.
Le NitroKart 2 est-il adapté aux enfants ?
Oui. Les réglages de profondeur permettent de rapprocher fortement le siège et le pédalier, tandis qu’un réducteur de baquet en élastomère peut être ajouté pour les petits gabarits.
Peut-on installer un pédalier Load Cell ?
Oui. La rigidité est suffisante pour utiliser un vrai pédalier. En revanche, avec des modèles très exigeants comme un Simagic P1000/P2000 ou un Heusinkveld réglé très dur, il est préférable de boulonner les tubes coulissants plutôt que de compter uniquement sur les serrages rapides.
Quelle est la différence entre le NitroKart et le NitroKart 2 ?
La V2 reçoit notamment un nouveau baquet injecté plus large, une fixation du siège revue, des tubes coulissants prépercés, de nouveaux systèmes de réglage et de serrage ainsi que de nouveaux accessoires. La progression la plus sensible concerne surtout la rigidité et la stabilité en utilisation.
Le support écran est-il inclus avec le NitroKart 2 ?
Non. Le support écran est un accessoire séparé. La configuration présentée dans notre test utilisait un support déporté vendu 99,90 €, prévu pour des écrans ou téléviseurs jusqu’à 55 pouces.
Quels volants et pédaliers peut-on monter ?
Les platines proposent de nombreux perçages et le NitroKart 2 est conçu pour accepter les références courantes. Nous l’avons utilisé avec du matériel Thrustmaster et Logitech. Pour les périphériques particulièrement lourds ou atypiques, il reste prudent de vérifier l’entraxe avant achat.
Le siège du NitroKart 2 est-il confortable sur une longue session ?
Il reste plus simple qu’un vrai baquet haut de gamme, mais nous avons roulé environ deux heures d’affilé sans douleur particulière. Sa souplesse ne s’est pas montrée gênante au freinage et il évite certaines zones dures que l’on retrouve sur des sièges bas coût plus traditionnels.







